Assermentation de la Police de l’Ouest
Quelques réflexions à l’occasion de la cérémonie d’assermentation
Depuis le début janvier, date du début du fonctionnement de la Police de l’Ouest, les membres des Autorités reçoivent un rapport hebdomadaire du travail effectué par notre police et des interventions qui ont eu lieu dans le district. Ces rapports se trouveront d’ailleurs sur le site internet de la Police de l’Ouest lausannois à la disposition de tout un chacun. En lisant ces rapports on se fait une image assez précise de l’activité de nos brigades d’intervention et de la vie des gens de cette région.
Extrait du rapport du lundi 4 février :
Lors d’une patrouille, un policier constate vers 2030 h, qu’une enfant en pleurs chemine à l’avenue de la Gare à Chavannes. Cette fillette, âgée de 7 ans, déclare que sa maman n’est pas venue la chercher à son cours de gymnastique. Elle est conduite à son domicile et remise à sa maman de jour.
Cet événement est significatif du travail à accomplir. Un travail de proximité, un travail proche des gens, attentif à tout ce qui n’est pas normal, un travail également plein de sensibilité. Bien sûr pour la plupart des policiers l’intervention constitue le principal quotidien. Mais ce que nous attendons d’eux va beaucoup plus loin. Les policiers font partie de cette région, ils vivent avec elle et sont au service de sa population
Extrait du rapport du samedi 16 février :
En fin de journée, la gendarmerie sollicite l’intervention des policiers de l’Ouest lausannois sur la route cantonale à St-Sulpice pour un accident qu’elle n’arrive pas à gérer. Les policiers se rendent sur place et convainquent les parties de s’arranger à l’amiable.
Ce rapport met le doigt sur un élément essentiel : la collaboration entre les polices. Elle existe et elle fonctionne, n’en déplaise à certains mousquetaires. Ce peut être la gendarmerie qui, comme dans ce cas, fait appel à nos forces, ou au contraire la Police de l’Ouest qui, selon la gravité ou la complexité de la situation transmet le cas à des collègues de la police cantonale. Depuis le 1er mars l’Association bénéficie de toutes les compétences qui sont liées à la catégorie IV ce qui renforce notre possibilité d’action et donne plus de crédibilité au corps de l’Ouest lausannois. Pendant ce temps, au niveau politique, nous travaillons à une nouvelle définition des autorisations d’exercer pour toutes les polices municipales. Il s’agit là d’une des pistes qui permettrait de résoudre la quasi-totalité des redondances analysées dans le dossier de la réorganisation policière.
Extrait du rapport du dimanche 3 février :
En fin de journée, les policiers se rendent à l’avenue de Préfaully à Renens où un homme, très connu des services de police, hurle et insulte des enfants. Comme il semble en décompensation psychique et qu’il tient des propos suicidaires, il est conduit au poste afin d’être examiné par un médecin. Dans le box de maintien, comme cet homme donne plusieurs coups de pieds contre le mur et la porte et qu’il se frappe la tête contre le mur et le sol, il est couché sur la planche d’immobilisation pour éviter qu’il se blesse. Il est finalement conduit au CHUV par une ambulance sous escorte policière.
Ce type de situation n’est pas une exception. Elle fait appel à des compétences pointues de la part des policières et policiers et notamment à une compétence à laquelle le comité directeur, l’état major et les autorités de cette région sont extrêmement attentives, celle qui touche à toute la problématique de l’éthique. En effet, le respect des personnes et une attitude correcte en tout temps sont une des premières choses que nous exigeons de tous les membres du corps de police. Cela fait partie de la haute idée que les Autorités ont de la mission de la police dans notre district. Et nous sommes reconnaissants à l’ Etat-major d’y attacher toute l’attention requise et notamment de travailler à l’amélioration de la capacité de réflexion des policiers quant au sens de leur action.
Nous nous sommes engagés dans cette voie et mettons les moyens nécessaires à sa réussite.