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Mon engagement politique a toujours été motivé par la notion de service: servir mes concitoyens, pour le bien commun, en appliquant mes convictions libérales en faveur de tous, par une action politique claire. Que ce soit à l'exécutif ou au législatif, que ce soit au niveau communal ou cantonal, je m'efforce de mettre au premier plan les notions de liberté, de respect et de droit.
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Polices vaudoises : le blocage

7 septembre 2005 | Catégorie(s) : Police Sécurité, Revue de presse
SÉCURITÉ ET POLITIQUE
Alors que l’Académie de Savatan devrait accueillir, en 2006, les aspirants municipaux, les villes vaudoises persistent et signent dans leur opposition à la réforme Police 2000. La guerre de positions entre communes urbaines et canton est désormais ouverte.
Ouverture et crispation. La Conférence des directeurs des polices municipales vaudoises confirme qu’elle est prête à rallier, sous conditions, l’Académie de police de Savatan en 2006. En revanche, les représentants d’une vingtaine de villes vaudoises, dont Lausanne, se cabrent et refusent le projet de réforme sécuritaire cantonal tel que défendu par le conseiller d’Etat Charles-Louis Rochat. Grosse bagarre politique en vue.

Ceux qui en doutaient encore peuvent oublier leurs illusions: le blocage est évident. Entre le canton et les villes vaudoises, les vues sur le projet de réforme sécuritaire sont bien opposées. « La Conférence des directeurs des polices municipales vaudoises (n. d. l. r .: CDPMV) refuse Police 2000 sous sa forme actuelle », a déclaré hier une délégation de cinq édiles, emmenée par la directrice lausannoise de la sécurité publique, Doris Cohen-Dumani.
Dans le même temps, histoire que le tableau ne soit pas que noir, la CDPMV fait un geste en direction de l’Etat: sous réserve de conditions d’ordre plutôt technique, tous les aspirants policiers municipaux fréquenteront, dès 2006, l’Académie de police de Savatan, pilotée pour l’instant par Vaud et le Valais.
Comme déjà évoqué dans ces colonnes (24 heures du 25 août et d’hier), chaque camp reste figé dans des positions qui ne sont pas nouvelles. Réunissant les chefs politiques des polices locales urbaines, la CDPMV ne défend pas la même philosophie sécuritaire que le conseiller d’Etat Charles-Louis Rochat. « Les autorités de proximité sont les premières à faire face aux problèmes de sécurité et à pouvoir intervenir de manière rapide, ciblée et proportionnée, défend Doris Cohen-Dumani. Oser prétendre que nous défendons notre pré carré est des plus désobligeants.»
C’est clair: plus question de mettre les formes lorsqu’il s’agit de démontrer que les « processus » de police secours (interventions urgentes) et de sécurité de proximité ne doivent en aucun cas être séparés. Précisément ce que prévoit Police 2000 et ce que défend Charles-Louis Rochat. D’où le blocage, alimenté par la contre-proposition de la CDPMV, décidée en avril et confirmée hier: un modèle régionalisé, unifiant les processus, avec contrôle opérationnel et politique local. Le tout, en coordination avec la gendarmerie, qui conserverait ses attributions actuelles. « La version Police 2000 n’est pas utile et, surtout, pas applicable dans les régions à forte densité urbaine, avance Claudine Wyssa, municipale à Bussigny. On utilise mal les effectifs, alors même qu’ils sont insuffisants. »
Reste à savoir si, en faisant un pas vers l’Académie tout en s’opposant à Police 2000, les municipaux attendent qu’à son tour le canton fasse un geste de déblocage. « Ce n’est pas un marchandage. Nous maintenons une ligne qui a toujours été la nôtre », justifie Frédéric Borloz, municipal à Aigle. « La présence simultanée de ces deux sujets est une coïncidence », estime Claudine Wyssa. Certes.
Il n’empêche qu’en toute fin de conférence de presse hier, le mot de « compromis » était lâché. A mi-chemin entre le marchandage et la coïncidence …
GRÉGOIRE NAPPEY

© 24 heures

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